Les surfaces de soja ont poursuivi leur progression en 2019 en France, avec 163 000 ha, soit 4 % de plus qu’en 2018. Elles n’ont toutefois pas battu le record de production de 2017, avec 415 000 t de graines (420 000 t en 2017), indiquent Terres Univia et Terres Inovia.

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Rendements plus faibles sans irrigation

Le rendement moyen national en soja pour la récolte de 2019 est estimé à 25,5 q/ha, « un ordre de grandeur comparable à 2018 et inférieur au record de 2017, avec 29,3 q/ha », commente Terres Inovia.

« 2019 n’a pas été favorable au développement de maladies sur soja, l’état sanitaire des parcelles était bon dans l’ensemble. Cependant, les récoltes de 2019 ont été hétérogènes car tributaires de l’alimentation hydrique de la culture au cours de son cycle. »

Le soja irrigué s’en est mieux sorti, avec des rendements avoisinant les 35 q/ha en moyenne. « Les conditions climatiques séchantes estivales ont impacté la formation des graines, en particulier des sojas en conduite pluviale dont les rendements oscillent entre 15 et 25 q/ha », complète l’institut technique.

Une qualité satisfaisante

Les impuretés sont largement inférieures à la norme de 2 %, indiquant une bonne maîtrise des adventices. La moyenne nationale pondérée de la teneur en eau des échantillons à 11,9 % reste bien inférieure à la norme d’usage de 14 %, avec quelques exceptions dans le bassin Est, « signe de mauvaises conditions de récolte », résume Terres Inovia.

Les poids de mille grains (PMG) de 2019 font partie des plus élevés de ces six dernières années avec une moyenne de 177,4 g. Ils « traduisent un remplissage satisfaisant des graines malgré les épisodes caniculaires estivaux ».

Teneur en protéines en progression

La teneur en protéines s’élève en moyenne à 42,1 % de la matière sèche, en hausse de 1,4 point par rapport à 2018. « Les faibles précipitations de fin de cycle ne semblent pas avoir affecté les teneurs en protéines au niveau national. Différents facteurs peuvent expliquer ces bons résultats : évolution de l’offre variétale, bonne activité symbiotique ou encore une alimentation en eau efficiente des plantes. »

J. Papin