Selon ce décret, peuvent être reconnues en qualité d’OP, les « organisations de producteurs qui justifient :

  • D’un volume annuel minimal de production de 300 000 tonnes à 16° saccharimétrique commercialisées auprès d’une même usine productrice de sucre, calculé sur la base de la production des membres — les volumes supplémentaires peuvent être commercialisés au profit d’autres usines ;
  • D’un nombre minimal de 250 producteurs livrant leur production à une même usine productrice de sucre ». Dans le cas où l’organisation de producteurs est une société coopérative agricole, ces seuils sont appréciés globalement au niveau de la coopérative.

« Opportunité supplémentaire »

La CGB, Confédération générale des producteurs de betteraves, s’est félicitée ce 12 novembre 2019 de la publication de ce décret. Elle estime qu’il s’agit d’« une opportunité supplémentaire offerte aux betteraviers et aux sucriers de sécuriser et progresser dans leurs relations commerciales ».

L’objectif est de redonner du « pouvoir de négociation » aux planteurs avec les industriels privés. « Les organisations de producteurs ont été au cœur des dernières évolutions réglementaires et constituent le sens de l’histoire pour mieux structurer les relations entre les betteraviers et leurs sucriers privés », juge Frank Sander, président de la CGB.

Deux OP déjà créées

Ce décret était attendu par les deux premières organisations de producteurs créées en août 2019 par les betteraviers Saint-Louis Sucre de Roye (Somme) et d’Etrépagny (Eure), en attente de cette reconnaissance.

Par ailleurs, le 16 octobre dernier, quinze agriculteurs de la Picardie et la Normandie livrant leurs betteraves à Saint Louis Sucre ont annoncé leur projet de création d’une organisation de producteurs indépendante, Avenir Sucre, qui se présente comme une alternative aux deux autres OP.

I.E.