Le précédent pointage de Bayer en février faisait état de 11 200 procédures contre le seul glyphosate, alors que Monsanto a été condamné à deux reprises, et a dû verser 78,5 millions de dollars à l’automne dernier à un ex-jardinier, puis 80,3 millions de dollars à la fin de mars à un retraité californien.

Le géant allemand de la chimie et de la pharmacie a vu son bénéfice net reculer de 36 % sur un an au premier trimestre, en raison des coûts liés au rachat l’an dernier de Monsanto, a-t-il annoncé jeudi.

Bayer affiche néanmoins une « solide performance opérationnelle », avec une hausse de 42 % de son chiffre d’affaires sur la même période, et a confirmé ses objectifs annuels.

Ses comptes sont principalement affectés par la flambée de ses charges exceptionnelles, passées de 78 millions d’euros au premier trimestre de l’an dernier à 1,05 milliard entre janvier et mars de cette année.

L’intégration de Monsanto, acheté en juin dernier pour 63 milliards de dollars, représente près de la moitié de ces charges (492 millions), devant la restructuration du groupe (393 millions), qui a annoncé la suppression de 12 000 emplois.

Mais l’industriel de Leverkusen, inventeur de l’aspirine avant de se muer en mastodonte de l’agrochimie, a aussi multiplié par douze ses provisions pour « risques juridiques », à 51 millions d’euros.

Au-delà des procédures contre l’herbicide au glyphosate de Monsanto, la branche pharmaceutique de Bayer, familière des batailles judiciaires, fait par ailleurs face à 31 000 requêtes américaines contre son implant contraceptif Essure, également visé la semaine dernière par la plainte de près de 70 patientes françaises pour « blessures involontaires ».

Avec l’AFP