Dans une lettre adressée au ministre de l’Agriculture, la Fondation Nicolas Hulot, Générations futures et France nature environnement reviennent sur les quantités de substances actives (QSA) de pesticides vendues en 2019, communiqués par Didier Guillaume le 26 juin 2020, puis précisées par les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. Selon ces organisations non gouvernementales (ONG), elles ne permettent pas de « suivre rigoureusement l’évolution des pesticides ».

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Le Nodu, validé par les parties prenantes

« Afin de pouvoir faire une analyse sérieuse de ces annonces, nous souhaiterions pouvoir disposer des données complètes relatives à l’indicateur de référence du suivi du plan Ecophyto à savoir : le Nodu “nombre de doses unités”, seul outil valable traduisant la dépendance de notre agriculture aux pesticides, glyphosate et produits de biocontrôle inclus », déclarent-elles.

Les trois ONG soulignent qu’employer uniquement les quantités de substances actives (QSA) « serait susceptible de masquer la réalité compte tenu des substitutions de certaines substances actives par de nouvelles substances efficaces à des doses plus faibles ». Elles rappellent aussi que le Nodu a été validé par l’ensemble des parties prenantes.

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Par ailleurs, elles soulignent que les données communiquées par le gouvernement sont « non consolidées », et restent donc encore à confirmer.

H.Parisot