« Le pois protéagineux s’est principalement développé du début des années 1980 au début des années 2000. Dans cette période, on a augmenté les surfaces jusqu’à 730 000 hectares en 1993 et les rendements moyens étaient autour de 50 quintaux hectares dans les années 2000 avec des pointes à 70 quintaux par hectares », explique Véronique Biarnes, responsable du programme portant sur les protéagineux chez Terres Inovia.

Selon la chercheuse, l’aphanomyces, le déplacement des surfaces de production dans des terres plus superficielles et les stress hydriques de plus en plus précoces expliquent le décrochage des rendements.

Un arrêt momentané du progrès génétique

Pour Jean François Herbommez, responsable du programme de sélection des pois protéagineux chez KWS Momont, il y a eu un arrêt du progrès génétique en termes de rendement avec les variétés affila et monotige pour augmenter la récoltabilité. Mais pour lui, le progrès est bien revenu aujourd’hui dans les nouvelles variétés.

Autre critère à prendre en compte selon le sélectionneur, les budgets de recherche limités en lien avec la baisse des surfaces et l’interdiction de plusieurs matières actives. « Les insectes, c’est devenu un très gros problème. »

Les rendements et les marges ne sont pas au rendez-vous

Enfin, Brice Veaulin, agriculteur dans l’Yonne, explique qu’il était revenu au pois pour remplacer la culture de colza devenu trop compliquée. Mais pour lui, les rendements et les marges ne sont pas au rendez-vous.

Renaud d’Hardivilliers