Les principaux lancements de 2019
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  • On commence par un des lancements les plus attendus de l’année : le renouvellement des Lexion, fleuron du constructeur allemand Claas, leader sur le marché de la moissonneuse-batteuse. Présentés cet été, les 14 modèles héritent d’un tout nouveau design et d’une nouvelle dénomination. Les organes de battage reçoivent aussi leurs lots d’amélioration. En cabine, la technologie s’invite à bord avec l’arrivée de l’écran Cebis Touch.

  • Claas a continué sur sa lancée en présentant en septembre ses nouvelles ensileuses Jaguar, exposées pour la première fois outre Atlantique lors du Farm Progress Show. La gamme Jaguar 900 a été retravaillée à l’occasion de son passage à la norme Tier 5. Un modèle plus puissant a même fait son apparition. La Jaguar 990 abrite un moteur MAN de 925 ch. En cabine, l’intégralité des machines 800 est 900 accueillent l’écran tactile Cebis touch. Un automatisme Cemos offre aussi la possibilité de maintenir le régime du moteur constant, même en cas de variation du flux de récolte.

  • Petit ouragan dans le monde du machinisme, Sampo et John Deere rompent leur partenariat pour la distribution des W330 et W440. Le constructeur finlandais décide de prendre en main la commercialisation de ses moissonneuses. Il en profite également pour lancer une toute nouvelle machine. Le scandinave, spécialisé dans les machines à battage conventionnel, en a surpris plus d’un en exposant la C22, une machine équipée de deux rotors axiaux.

  • Autre gros lancement dans le marché de la moissonneuse-batteuse, les nouvelles CX 7 et 8 de chez New Holland, récompensées d’une médaille d’argent à Agritechnica. Ces engins intègrent un tout nouveau concept de batteur. Les battes de ce dernier sont montées en alternance. D’après le constructeur, cette configuration réduirait les vibrations émises par l’organe de battage et le ronronnement de la machine.

  • C’était l’invité mystère d’Agritechnica. Bien cachée sous une bâche, il a fallu attendre le dernier moment pour découvrir la John Deere X9. Si l’organe de battage à double rotor est officialisé, on en sait encore très peu sur ce nouveau monstre de la gamme de moisson de l’américain. Nous avons pu tout de même apprécier sa large barre de coupe à tapis de 13,5 mètres.

  • Restons dans les monstres avec Fendt qui complète sa gamme Idéal par le haut. Le modèle « 10 » s’équipe d’un moteur de 790 ch. Ce n’est pas le seul atout de cette machine. En option, la cabine est dépourvue de volant ! Le chauffeur dispose d’une vue dégagée sur son organe de coupe. La direction est pilotée grâce à un joystick sur l’accoudoir gauche.

  • Le constructeur bavarois a également renouvelé son ensileuse. Avec 25 chevaux supplémentaires, et un moteur Stage 5, Fendt propose une version musclée de la Katana 65 : la Katana 650. Elle intègre un nouvel éclateur avec des rouleaux de 300 mm et des dents en V, ainsi qu’un système d’affûtage hydraulique du rotor.

  • Chez Case IH, les « petites » Axial de la série 140 passent au stage V et deviennent la série 150. Les trois modèles développent des puissances de 278 à 380 ch.

  • Ils ont été les stars des agriculteurs bio à Agritechnica. Que ce soit la solution distribuée par Zürn ou celle du canadien Redekop, les éclateurs de menues pailles ont suscité l’intérêt. Ceux-ci broient les menues pailles à la sortie des grilles de séparation afin d’éviter la chute des petites graines au sol et ainsi limiter les repousses, notamment d’adventices.

  • Passons maintenant aux cultures industrielles. Grimme a présenté la version Platinum de ses intégrales Rexor avec les modèles 6200 et 6300. Les deux modèles sont motorisés par un bloc Mercedes-Benz de 653 ch conforme aux normes Stage V. Au-delà d’un nouveau design, ces machines intègrent une nouvelle forme de trémie. Elle est plus étroite sur l’avant pour faciliter l’écoulement mais surtout pour améliorer la visibilité depuis la cabine.

  • Le concurrent allemand Ropa a lui attendu Agritechnica pour présenter la Tiger 6S, une évolution de l’actuelle Tiger 6. Son circuit électronique a été revu pour augmenter sa fluidité et sa connectivité. Elle intègre notamment le système R-Connect, qui offre une visualisation à distance des écrans de la machine depuis le portail internet de l’entreprise. La motorisation est maintenant disponible aux normes Stage V avec un 768 ch de 16,12 litres.

  • Terminons avec une arracheuse à pommes de terre pour garder la patate en 2020 ! L’arracheuse automotrice à 4 rangs Puma 3 du belge AVR laisse sa place à la Puma 4.0. Comme son nom l’indique, cette machine intègre plus de connectivité avec l’arrivée de la télémétrie. La motorisation assurée par Volvo passe la norme Stage V. La Puma 4.0 se dote d’un nouveau filtre à air et d’un nouvel écran tactile en cabine.

Loris Coassin et Pierre Peeters