L’igname africain, les dattes du désert ou encore le ber (1) sont autant de cultures qui ont été sous-utilisées au siècle dernier. « Les cultures orphelines ont été négligées par la recherche, les services de vulgarisation et les décideurs politiques », explique la FAO dans un communiqué du 28 août 2017. Cette lacune devrait être rattrapée puisque le consortium africain des plantes orphelines (AOCC) (2) va séquencer l’ADN de 101 de ces cultures et mettre ces informations à la disposition du public.

Former des scientifiques

Au-delà du séquençage, l’AOCC formera des scientifiques africains. Leur objectif sera de « rendre les cultures et leurs variétés plus nutritives mais également d’améliorer leurs rendements et leur capacité de résistance face aux effets du changement climatique », ajoute la FAO. Cette démarche vise à enrichir et redécouvrir ces plantes. Leur sous-utilisation par les agriculteurs a entraîné « un accès restreint aux semences de haute qualité et une perte du savoir traditionnel ».

Un atout nutritionnel et agronomique

Pour l’organisme onusien, ces cultures permettent de « diversifier notre apport nutritionnel ». Elles apportent notamment « des nutriments particuliers » tels que des acides aminés essentiels, des fibres ou encore des protéines. Ces cultures négligées ont également un impact agronomique. « Avoir un plus large choix d’espèces dans un système de rotation de cultures permet aux agriculteurs de créer un système de production plus durable », analyse la FAO.

T.D.

(1) Un arbre caractérisé par ses baies riches en vitamines.

(2) L’AOCC regroupe le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique et Mars Incorporated.