Le ministère de l’Agriculture se félicite du succès rencontré par le dispositif d’aides à la conversion des matériels, ouvert le 4 janvier 2021, qui vient de se clôturer. Près de 15 000 dossiers ont été déposés (14 710) pour une demande totale de subventions de 205 millions d’euros (M€). Il reste donc 10 M€, réservés à l’Outre-mer, qui a peu émargé au dispositif, a annoncé le ministère. La mesure était dotée de 215 M€ (135 M€ dans le plan de relance + 80 M€ annoncés par Emmanuel Macron pour la sortie du glyphosate).

Succès pour la substitution aux phytos

Les demandes concernent à 75 % des équipements de substitution à l’usage de produits phytosanitaires, 20 % le matériel d’épandage et 5 % le matériel de précision (capteurs). Exploitants agricoles, GIEE, Cuma et ETA ont déposé des dossiers, précise le ministère.

À ce stade, il n’y a pas de projet de rallonge budgétaire, a annoncé le ministère, en invitant les demandeurs à se tourner vers les dispositifs de structuration de filières qui peuvent permettre des investissements collectifs.

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Les millions du plan protéines consommés en deux jours

Les 20 M€ alloués pour les aides aux investissements dans équipements destinés aux protéines végétales (achat de matériels et de semences) ont été consommés et le guichet ne rouvrira pas au 27 janvier comme annoncé le 18 janvier 2021. En moins de deux jours, entre le 11 et le 13 janvier, plus de 4 000 demandes ont été déposées sur le site de FranceAgriMer pour une demande de subvention de plus de 60 M€, soit trois fois plus que le budget disponible. Autrement dit, environ 1 500 demandeurs seront satisfaits et 2 500 déçus. Selon le ministère, ces demandes concernent majoritairement les fourrages en élevage.

Une nouvelle aide ciblée sur les légumineuses

Cette mesure a connu un succès très rapide, « plus rapide que nous le pensions », reconnaît le ministère, qui travaille sur un nouveau dispositif complémentaire avec un budget quasi équivalent à celui de la première mesure, soit proche de 20 M€, destiné à encourager la production de légumineuses. La nature de son financement est encore floue, mais devrait être éclaircie lors de la révision trimestrielle de l’utilisation de l’enveloppe totale de 100 milliards du plan de relance.

Les critères d’accès et les modalités pratiques ne sont pas encore connus. Les demandeurs qui n’auront pas été retenus dans le premier dispositif pourront redéposer un dossier. Le ministère encourage également à émarger aux aides de structuration de filières qui permettent des investissements collectifs.

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Sophie Bergot