En 2016, l’excédent agroalimentaire atteint 6,1 milliards d’euros. Ce chiffre, publié dans la note du service de la statistique du ministère de l’Agriculture du 9 février 2017, est en baisse de 3,1 milliards d’euros par rapport à 2015, faisant de 2016 le plus faible excédent depuis 2009.

Avec les pays tiers, l’excédent, de 5,4 milliards d’euros, recule de plus de 1 milliard d’euros, en raison d’un repli des exportations et d’une hausse des importations. « Le déficit des échanges de produits bruts s’est alourdi de 1,5 milliard d’euros, sous l’effet notamment de la forte diminution des exportations de blé tendre vers l’Algérie et l’Égypte et de la chute des exportations d’orge vers la Chine après un niveau exceptionnel de ventes en 2015. » Du côté des produits transformés, l’excédent gagne 0,4 milliard d’euros.

Avec l’Union européenne, le solde du commerce extérieur perd plus de 2 milliards d’euros. Même explication que pour les pays tiers : les exportations régressent, à parts égales pour les produits bruts et les produits transformés, tandis que les importations progressent.

Les céréales en chute

Pour les produits agricoles bruts, l’excédent des échanges s’élève à 0,3 milliard d’euros, marquant une chute de 2,3 milliards d’euros par rapport à 2015. « Au premier rang des produits bruts exportés, les céréales voient la valeur de leurs exportations diminuer de 22,1 % sur un an, constate le ministère. En blé tendre, les ventes ont été moins bien valorisées sur la première partie de l’année. […] En orge, les ventes à destination de la Chine diminuent de 0,7 milliard d’euros (–86 %) alors que cette dernière était le premier client de la France en 2015. Enfin, en maïs, les exportations diminuent sensiblement avec l’UE. »

Les importations, proches des 14 milliards d’euros, augmentent de près d’un milliard d’euros, soit 7 % de plus qu’en 2015, portés par des achats de soja aux États-Unis, et aux Pays-Bas, de tournesol en Argentine et d’agrumes en Espagne.

L’excédent des échanges de produits transformés atteint 5,8 milliards d’euros en 2016, en légère baisse par rapport à 2015. Les exportations sont quasi stables. « La baisse de la valeur des expéditions de produits laitiers et de viandes de volaille est compensée par la hausse des ventes de boissons alcoolisées mais aussi de pâtes, produits de la biscotterie, biscuiterie », indique le ministère. Parallèlement, la valeur des importations progresse de 0,8 milliard d’euros.