Grâce à la facilité des réglages, l’entraînement électrique des doseurs a conquis petits et grands constructeurs pour cette édition d’Agritechnica. Avec son côté pratique, l’entraînement électrique permet, pour les semoirs de dimension moyenne, de n’avoir qu’un petit moteur pour l’alimentation du doseur en prenant l’énergie sur l’alternateur du tracteur pour des semoirs jusqu’à 6 rangs.

La non-utilisation de l’hydraulique permet de libérer du débit pour les autres éléments du semoir, des équipements ou pour consommer simplement moins de carburant. Ce système est plus précis et nécessite également moins de maintenance et d’espace qu’une distribution mécanique.

© L. Coassin/GFA

Lien direct avec le tracteur

Monosem, à l’aide de son actionnaire John Deere, a même développé un kit d’alimentation électrique direct entre le semoir et le tracteur lui permettant d’alimenter des semoirs jusqu’à 9 rangs sans avoir besoin d’un alternateur supplémentaire sur l’outil. Cette solution se limite pour l’instant aux tracteurs de la marque John Deere disposant d’un alternateur 240 Ampères.

Preuve du succès de cette technique d’alimentation, certains constructeurs ne proposent même plus de solution de distribution mécanique sur leurs nouvelles gammes. L’entraînement électrique facilite l’arrivée d’une autre tendance de ce salon : la mise en place de trémies et de têtes de fertilisation ou semences sur les outils de travail du sol.

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Des outils polyvalents

Le salon Agritechnica 2017 est bel et bien placé sous le signe de la productivité. Mais outre les outils de grande largeur, il existe un autre moyen de rentabiliser au maximum son achat de matériel. Cette solution réside dans la polyvalence des matériels de travail du sol, de fertilisation et de semis.

En parcourant les différents halls, le visiteur est frappé par la présence quasi systématique d’une tête de répartition sur les outils de travail du sol. C’est le cas de Väderstad qui présente un kit de fertilisation pour les Topdown et Opus ou d’Agrisem avec la trémie arrière DSA pour implanter engrais ou couverts végétaux.

Il y a aussi la présence marquante de systèmes de changement rapide d’un rouleau à un autre pour pouvoir effectuer plusieurs travaux avec le même outil comme le système Optichange de Lemken.

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La trémie compartimentée se généralise

Mais ce n’est pas tout, les semoirs à trémie compartimentée ou à plusieurs trémies fleurissent chez tous les constructeurs permettant d’implanter au même moment la semence, le fertilisant, des microgranulés ou des mélanges de semences pour couverts. Sky en est l’exemple avec son Maxidrill 10.

Une tendance confirmée par l’arrivée de nombreux porte-outils pouvant admettre des combinaisons d’outils plus nombreuses. Ainsi Bednar présente une trémie semi-portée dotée d’un attelage à trois points pour ajouter un outil porté. Bien d’autres combinaisons sur porte-outils sont visibles sur les stands.

Les outils gagnent en général en longueur car ils ne se contentent plus d’effectuer un seul travail à la fois. Les semoirs monograines ne sont pas en reste, en proposant des machines pouvant modifier leur interrang pour semer plusieurs cultures avec une seule machine comme le Maxima 3 de Kuhn.

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Arrivée en force des outils de niche

Impossible de les manquer, dans chaque hall résevé au travail du sol, les semoirs destinés à l’agriculture de conservation sont présents. Souvent construits et développés par des agriculteurs, comme le Caméléon de Gothia ou le Protil de Mzuri, ils ont une conception en accord avec la vision de l’agriculture de leurs créateurs.

Ces semoirs, souvent destinés au strip-till, mettent l’accent sur l’agronomie et leur impact sur le sol. En accord avec les autres tendances du salon, ces semoirs sont aussi très polyvalents et ne nécessitent plus aucun passage dans la parcelle après le semis.

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Loris Coassin