L’objectif du programme Phosphobio (1) est de bâtir un observatoire de deux cents parcelles bio, réparties sur quatre territoires offrant des modes de productions et des contextes pédoclimatiques contrastés, à savoir le Bassin parisien, le Grand Ouest, le Sud-Ouest et Rhône-Alpes.

Ces parcelles seront sélectionnées selon l’occupation du sol (grandes cultures ou prairies permanentes), l’ancienneté de la conversion en bio, qu’il y ait ou non des apports de phosphore exogène à l’exploitation et selon le type de sol.

Les agriculteurs volontaires « bénéficieront d’une analyse de terre financée par le projet et d’une restitution ciblée des résultats des travaux », informe Arvalis qui coordonne le programme Phosphobio en partenariat avec d’autres organisations (Inrae, Terres Inovia, chambres…). En contrepartie, les producteurs aideront à identifier une parcelle pouvant intégrer l’observatoire et à décrire leurs pratiques culturales essentielles au raisonnement de la fertilité phosphatée (successions culturales, pratiques de fertilisation, rendement, gestion des résidus…).

Calculette et guide de diagnostic

L’objectif à l’issue des quatre ans du programme est, notamment, de « proposer une calculette de bilan Phosphore adaptée à l’AB et de mettre au point un guide de diagnostic de la fertilité en phosphore et de son évolution ».

« La question de la fertilité phosphatée est majeure d’autant plus qu’en systèmes grandes cultures bio sans élevage, on a pu observer un appauvrissement des sols, que les gisements s’épuisent et que la concurrence sur les effluents organiques éligibles est forte », souligne l’institut dans son communiqué.

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(1) Programme qui bénéficie du soutien du Casdar (compte d’affectation spécial pour le développement agricole et rural) géré par le ministère de l’Agriculture.

Isabelle Escoffier