Lundi 8 avril, Gilles Citi, un producteur d’olives des Bouches-du-Rhône, a été stoppé dans son traitement au cuivre par un riverain qui l’accusait de détruire le monde.

« La personne m’a dit que j’étais un assassin et que je détruisais le monde. Ce monsieur se présentait comme le justicier des abeilles. » L’agresseur s’est interposé entre le chauffeur et son tracteur en bout de champ afin de faire cesser l’intervention.

Le producteur de l’AOP des Baux-de-Provence, apiculteur amateur par ailleurs, cultive une partie de son exploitation en agriculture biologique. Il a expliqué à l’agresseur qu’il utilisait du cuivre, que ce produit était homologué en bio, et que la parcelle concernée était conduite en agriculture raisonnée.

« Tu es un assassin, tu n’as pas le droit de traiter »

Mais les explications de Gilles Citi n’ont pas réussi à calmer le voisin qui lui a répondu : « Tu es un assassin, tu n’as pas le droit de traiter, tu ne remontes plus sur ton tracteur. »

Malgré sa taille (1,85 m) et ses 100 kg, l’agriculteur a choisi de garder son sang-froid et d’appeler la gendarmerie.

Après avoir pris des photos, l’agresseur a tenté de quitter sa parcelle mais le producteur d’olives a cherché à le retenir afin que les forces de l’ordre puissent constater les faits. Après une altercation physique, le voisin est reparti sur la voie publique en attendant les gendarmes qui lui ont signifié que Gilles Citi était dans son plein droit.

Soutenue par la FDSEA et les JA, l’agriculteur a décidé de porter plainte afin d’éviter que cette situation ne se reproduise.

R.H.