À l’occasion de ses vœux à la presse le 13 janvier 2022, l’Association générale des producteurs de blé et autres céréales, AGPB, a dressé le bilan de l’année 2021 et présenté les échéances qui l’attendent en 2022.

Structurer le marché du carbone

Philippe Heusele, secrétaire général, s’est réjoui du travail fourni depuis plusieurs mois pour la mise en place d’un label bas carbone en grandes cultures. Il a toutefois souligné la nécessité pour la filière, en 2022, de s’organiser afin que ce marché du carbone en pleine création, profite réellement aux producteurs.

À lire aussi : Empreinte environnementale — Grandes cultures : premiers pas dans le label bas carbone (01/12/2022)

« On doit chercher à produire plus », pour permettre la photosynthèse et ainsi exploiter au mieux le potentiel de stockage de carbone des plantes, estime l’AGPB. « Ce n’est pas en réduisant l’activité du vivant que ça va aller mieux », a commenté Éric Thirouin, président de l’association, faisant référence aux études d’impact de la stratégie européenne « de la fourche à la fourchette », qui prévoient une baisse de la production.

À lire aussi : Environnement : le stockage du carbone dans les sols est difficile à estimer (06/12/2021)

Sécuriser les approvisionnements en engrais

Les difficultés et l’incertitude liées aux approvisionnements en engrais, et notamment en engrais azotés, font craindre une perte de production et de qualité.

À ce titre, l’AGPB appelle l’État à profiter de la présidence française du Conseil de l’Union européenne pour mettre fin aux mesures antidumping appliquées aux solutions azotées et ainsi limiter les distorsions de concurrence dont souffrent les producteurs européens. La levée de ces taxes est envisagée par la Commission européenne.

Dédommager les agriculteurs pour les ZNT

Toujours pour sécuriser la production céréalière, l’AGPB appelle au « pragmatisme » et au « réalisme » concernant les zones de non-traitement. Elle demande une compensation financière pour que les agriculteurs ne supportent pas seuls les pertes de production liées à ces surfaces non traitées.

À lire aussi : Phytos, ZNT, la réponse du gouvernement ne semble satisfaire personne (23/12/2021)

L’adaptation des ZNT en fonction du niveau de réduction de la dérive des buses utilisées a également été citée.

À lire aussi : ZNT, Réduction de doses, Dossier : Les clés pour adapter son pulvérisateur (02/09/2020)

Faciliter l’accès à l’eau

Alors que des manifestations antibassines continuent à s’organiser, Éric Thirouin a rappelé combien l’accès à l’eau représentait un enjeu crucial pour les producteurs.

> À lire aussi : Varenne, PTGE… Les divergences sur l’eau ne se calment pas (16/12/2021)

« Je crains qu’il n’y ait pas de grande révolution avec le Varenne de l’eau, mais il y a une évolution des politiques que je pressens et qui me semble intéressante », a jugé Philippe Heusele.

À lire aussi : Parole de ministre, le Varenne de l’eau est « un cycle de solutions, pas de discussions » (30/11/2021)

Raphaëlle Borget