Au 1er juillet, la production d’abricots de la campagne de 2017 gagnerait 28 % par rapport à la récolte déficitaire de 2016. « Le gel d’avril a eu peu d’impact sur le niveau de production national, explique le ministère de l’Agriculture dans une note de conjoncture Agreste. Les fortes températures du mois de juin permettent le maintien d’un état sanitaire favorable et de l’avance initiale des vergers. »

Les volumes sont au rendez-vous dans les principales régions de production, comme dans la vallée du Rhône, le Languedoc-Roussillon et en Paca. Le calendrier de récolte est en avance. Nos concurrents aussi renouent avec un niveau de production élevé. En Italie, premier producteur européen, la récolte pourrait progresser de 20 % sur un an. Seule l’Espagne verrait sa production baisser de 17 %. Néanmoins, la campagne de commercialisation précoce provoque un télescopage avec la récolte espagnole. Cette concurrence fait pression sur les prix de vente de l’abricot français au début de la campagne. Les cours de mai sont inférieurs de 18 % à la moyenne de 2012 à 2016.

La demande ne suffit pas

Conséquence des fortes températures, le marché doit absorber un afflux simultané de nombreuses variétés, que la demande ne peut absorber. Le marché est déstabilisé par cette hausse des stocks, malgré des importations espagnoles en retrait. Pour le soulager, les GMS écoulent des « abricots à confiture ».

« Les ventes à l’exportation ont, pour leur part, pris du retard en raison d’une concurrence élevée sur les marchés européens, par l’Italie, notamment, indique le ministère. En juin, les cours sont inférieurs de 27 % à la moyenne de 2012 à 2016. En 2016, le chiffre d’affaires national de l’abricot avait chuté de 22 % sur un an et de 15 % par rapport à la moyenne quinquennale. » Un décrochage qui s’explique par une baisse de la production de 30 % sur un an, malgré des prix en hausse de 11 %. Les exportations souffrent encore de la très faible récolte d’abricots en 2016, période pendant laquelle les volumes exportés avaient baissé de 20 % par rapport à 2015.