Depuis avril, la sécheresse s’aggrave dans l’ensemble du pays. Les producteurs polonais sont inquiets. Le gouvernement les a assurés de son soutien à l’occasion d’une conférence de presse à Varsovie.

Un nouveau ministre de crise

La situation « est plus grave que lors des sécheresses de 2006 et 2015, et les pertes pourraient se révéler très importantes », a souligné le Premier ministre. « 4 millions d’hectares sur les 14 millions d’hectares cultivés pourraient être endommagés à des degrés divers ».

M. Morawiecki a également présenté son nouveau ministre de l’Agriculture, Jan Krzysztof Ardanowski. Ce dernier ne bénéficiera pas de « lune de miel » : il a été appelé pour se mettre au travail immédiatement.

Le gouvernement a ensuite annoncé des projets « réglementaires et techniques importants » à courte échéance. Aucun détail n’a cependant été dévoilé concernant les modalités du soutien public.

Les céréales de printemps brûlent

Plus de 60 % des céréales de printemps sont touchées, indique l’institut agricole IUNG dans un rapport. De fortes pertes sont également attendues sur la moitié des surfaces de céréales d’hiver et de fraise. Les dégâts sur le colza devraient être moins importants. La récolte de pommes, qui place la Pologne au rang de premier producteur européen, ne devrait pas être trop affectée.

Les pays baltes voisins souffrent eux aussi. La Lettonie pourrait décréter l’état d’urgence jeudi, selon l’agence BNS. Dans l’est du pays, où la pluie n’est plus tombée depuis le 3 mai, des éleveurs ont commencé à réduire leur cheptel, faute de fourrage.

I.Lo avec l’AFP