Globalement, la sole de céréales d'hiver progresserait en 2013 de 4 % par rapport à 2012, se situant dans la moyenne des années 2008-2012, selon la dernière note de conjoncture Agreste du ministère de l'Agriculture.

Il est à noter une augmentation des surfaces de blé tendre et d'orge d'hiver, qui avaient été revues à la baisse avec le gel de février 2012. En revanche, les surfaces de blé dur et de colza d'hiver, dont les prix ont été pendant l'automne moins favorables que ceux du blé tendre, sont en recul.

Blé tendre : les prix attractifs de l'automne ont boosté les surfaces

Les surfaces de blé tendre en 2013 connaîtraient une augmentation de 3 % par rapport au niveau bas de l'an dernier, lié au gel de février 2012. Une augmentation en lien avec des prix particulièrement hauts à l'automne de 2012 : de septembre à novembre, le blé tendre rendu Rouen s'affichait en moyenne à 258 €/t, soit 40 % de plus qu'à la même période en 2011 et même 3 % de plus qu'en 2007.

Orge d'hiver : début de rattrapage après le niveau très bas de 2012 

Les surfaces d'orge d'hiver sont prévues en hausse par rapport à 2012, année où le niveau a été particulièrement bas après les destructions dans le Nord-Est liées aux dégâts de gel. Elles resteraient toutefois inférieures de 4 % à la moyenne des cinq dernières années.

Blé dur : chute importante des surfaces

Le rapport entre le prix moyen du blé dur et celui du blé tendre a retrouvé à l'automne de 2012 son niveau le plus bas des dix dernières années, passant de 1,7 en 2011 à 1,1 en 2012. Le blé dur semé de la mi-octobre à la fin de -décembre aurait donc des surfaces en baisse en 2013, se situant à 11 % en dessous de la moyenne 2008-2012.

Colza : prix défavorables et difficultés d'implantation

Pendant la période de semis du colza en 2012 (à partir de la fin d'août), son rapport de prix face au blé tendre a été moins favorable qu'en 2011, passant de 2,2 à moins de 2. La sole de colza d'hiver diminuerait ainsi de 5 % par rapport au niveau record de 2012. On dénombrerait une perte de 20.000 hectares dans les Régions Lorraine et Bourgogne, 30.000 ha dans le Centre (soit -10 %) et 40.000 ha dans le Poitou-Charentes (soit -38 %), où des difficultés d'implantation ont été rencontrées. Au niveau national, la sole resterait toutefois dans la moyenne des cinq dernières années.

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A.M.