La Confédération paysanne a réagi lundi aux annonces du ministre de l’Agriculture du 18 novembre 2016. Au sujet de l’abattage de jeunes bovins mâles de moins de 360 kg de carcasse, le syndicat estime qu’« il n’existe pas de débouché pour ces animaux ! Ainsi, les plus gros engraisseurs maximiseront les primes […], et leurs taurillons serviront uniquement de minerai, accentuant au passage la volatilité des marchés à l’origine de la crise ». Pour la Confédération paysanne, une meilleure option aurait été le développement des filières de qualité, ainsi qu’un ciblage de ces aides aux éleveurs en difficulté.

« La crise n’est pas finie »

« Les mesures sociales, proposées par la Conf’et annoncées par Manuel Valls, doivent être mises en place d’urgence, mais il y a de quoi s’inquiéter, poursuit le syndicat. En effet, dans les départements, les MSA n’ont plus les moyens humains et financiers de les mettre en œuvre. »

S.B.