La CFDT a réagi mardi à la proposition de loi du Nouveau Centre prévoyant l'extension du dispositif d'exonération de cotisations sociales patronales des salariés occasionnels (réduction Fillon) aux salariés permanents. Celles-ci seraient remplacées par une taxe payée par la distribution à hauteur de 1 % de son chiffre d'affaires réalisé en vente de produits alimentaires.

La CFDT et la FGA-CFDT (Fédération générale de l'agroalimentaire) sont « opposées à ce projet de TVA sociale déguisée ». Elles demandent aux députés du Nouveau Centre de retirer ce texte.

« Le dumping social en Europe, auquel ce projet prétend trouver des solutions par des mesures nationales, n'est pas une fatalité, indiquent les deux organisations syndicales. Des réponses sont à construire au niveau européen pour prendre en compte la dimension sociale et permettre une harmonisation des conditions d'emploi des travailleurs, y compris des migrants, originaires de la communauté européenne ou non. »

« Ces travailleurs ont besoin que l'Europe apporte une coordination politique, économique, fiscale et sociale, au premier rang desquelles figure la politique agricole commune, ajoute la CFDT. Réduire la compétitivité de l'agriculture française à la seule question du coût du travail est caricatural. Les composantes de la compétitivité sont multiples »

Pour la CFDT, « la remise à plat des exonérations de cotisations sociales et un examen approfondi sur ce qui doit relever de la solidarité nationale ou des cotisations sociales n'est pas une question taboue. Elle demande un débat global sur la refonte de la fiscalité qui doit assurer une meilleure redistribution ».

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