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Le chant du coq et le bruit des cloches au patrimoine national

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Coup de gueule d’un maire rural - Le chant du coq et le bruit des cloches au patrimoine national
Coq. Photo d’illustration. © Pixabay

Bruno Dionis du Séjour, maire de Gajac, petite commune du département de la Gironde tente de défendre le patrimoine sonore des campagnes en demandant son inscription au patrimoine national.

Un « ras-le-bol »

Pour Bruno Dionis du Séjour, âgé de 74 ans et agriculteur pendant 40 ans, « la campagne c’est un tout, on la prend tel qu’elle est ou on va vivre ailleurs ». « Tout le monde veut manger du bio, mais quand les néo-ruraux arrivent à la campagne, ils veulent faire le tri », renchérit-il. Les plaintes contre la vie rurale qu’il mentionne ne concernent pas sa commune mais plutôt le climat rural ambiant.

Face à l’arrivée de néo-ruraux qui se plaignent de certains aspects de la campagne, et dans le cadre du grand débat national, Bruno Dionis du Séjour a voulu initialement demander la protection de la vie des animaux et des coutumes rurales dans le cahier de doléances. Mais sentant que sa demande n’allait aboutir à rien, le maire a préféré exprimer son « ras-le-bol » dans « Le mot du maire » de sa commune.

Une prise de position qui s’étend au-delà du monde animal

Bruno Dionis du Séjour souhaite que l’ensemble des coutumes rurales soient reconsidérées. Il cherche aussi à défendre les églises et leurs cloches. « Pour les gens du village, l’église représente le lieu de leur baptême, de leur communion, de leur mariage et de l’enterrement de leurs proches. L’église fait partie de notre quotidien. Il ne faut pas l’oublier », explique-t-il. Il souhaite qu’« on laisse vivre les gens à la campagne tel qu’ils ont envie de vivre ».

Un peu plus d'informations sur le sujet

La lettre du maire

« Il n’est pas rare qu’aujourd’hui, les médias se fassent l’écho d’une décision de tribunal de grande instance signifiant le paiement d’une amende pour le propriétaire d’un animal jugé trop bruyant, ou l’arrêt de la sonnerie des matines dans un petit village de France soudain confronté à l’égocentrisme d’un de ses nouveaux concitoyens, d’origine urbaine la plupart du temps, et découvrant la campagne comme le sot découvre que les œufs ne se cueillent pas dans les arbres.

Il serait bon que le bon sens soit rappelé à chacun d’entre nous et que le rythme de la campagne et des choses aussi riches que simples qui la composent soient protégés par notre constitution.

Il y a des animaux à la campagne ?

Oui, les Français qui vivent à la campagne ont souvent un métier nécessitant de posséder des animaux, les éleveurs notamment. Certains possèdent un jardin et un poulailler pour répondre aux besoins de leur alimentation.

Il y a du bruit à la campagne ?

Oui, parfois un tracteur est nécessaire pour cultiver la terre et parfois même le dimanche où, lorsque certains ont la chance de se reposer, d’autres n’ont d’autre choix que de travailler.

Ça ne sent pas bon à la campagne ! La ville sent-elle toujours la rose ?

Et la nuit, si vous levez les yeux au ciel, vous redécouvrirez l’immensité du monde que la pollution électrique urbaine et la lumière de vos smartphones vous font oublier.

Le retour à la terre est une chance que peu de personnes peuvent s’octroyer. La campagne est un tout, qu’il faut savoir accepter dans son ensemble.

Arrêtons de nous épuiser avec ses mesquines gesticulations procédurières qui semblent se multiplier un peu partout en France.

Aussi nous demandons que le chant du coq, l’aboiement familier du chien, la cloche de l’église, le meuglement des vaches, le braiement de l’âne et le pépiement des oiseaux soient proclamés patrimoine national. Et qu’aucun procès ne puisse, à compter de ce jour, leur être intenté ! »

Bruno Dionis du Séjour, Maire de Gajac

R.H.
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