Dans une note de conjoncture, Agreste indique qu’en janvier 2020, les prix de l’ensemble des produits agricoles à la production affichent une quasi-stabilité par rapport à janvier 2019. Ils ont en effet régressé de 0,1 %, en données brutes. En glissement annuel, ils sont supérieurs de 0,4 % à ceux du mois précédent en données corrigées des variations saisonnières. Cela confirme le retournement à la hausse des prix observé depuis septembre 2019. Ils dépassent les niveaux moyens 2015-2019.

Les prix des céréales inférieurs à ceux de 2019

En janvier 2020 la demande internationale dynamique a continué de soutenir les cours des céréales d’un mois sur l’autre et par rapport à la moyenne des cours de janvier sur la période 2015-2019. Toutefois, les prix des céréales restent en deçà des niveaux de 2019.

Les prix des oléagineux sont quant à eux supérieurs à ceux de 2019 et aux cours moyens, soutenus par la forte baisse des récoltes de colza en France et dans l’Union Européenne. Ceci malgré le repli des prix mondiaux du soja et de l’huile de palme (en raison du conflit indomalaisien) et malgré les craintes sur les achats de soja par la Chine.

Fruits et légumes : les cours dépassent ceux des moyennes quinquennales

Malgré l’annonce d’une production en hausse, les cours de la pomme de terre restent à des niveaux élevés sous l’effet d’une demande soutenue.

En janvier 2020, les prix des fruits sont au-dessus des cours moyens 2014-2018. Les prix peinent cependant à dépasser ceux de 2018.

Les cours des légumes se maintiennent quant à eux nettement au-dessus de la moyenne des cinq dernières années pour la plupart des espèces. Les prix sont toutefois inférieurs à ceux de 2018, pénalisés principalement par le repli des salades, poireaux et carottes.

Les cours des animaux de boucherie toujours dynamiques

Toujours en janvier 2020, les cours des animaux de boucherie demeurent portés en grande partie par le dynamisme des cours des porcins, malgré un léger repli de ces derniers par rapport au mois précédent, suite à une offre rendue abondante par les retards d’abattages et aux problèmes d’acheminement dus aux grèves. Les cours des porcins restent supérieurs de près d’un tiers aux cours moyens 2015-2019 et à ceux de janvier 2019.

En reprise depuis la fin de 2019, les prix des veaux dépassent légèrement ceux de 2019 tout en restant en deçà des cours moyens.

Seuls les prix des gros bovins continuent de reculer légèrement sur un an face à un marché européen toujours encombré et qui ne profite pas vraiment de la hausse du prix du porc.

Les prix des œufs se maintiennent sous l’effet d’une demande dynamique et d’une offre restreinte.

En janvier 2020, les prix à la consommation des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées s’accroissent sur un an (+ 1,9 %) portés par les laits-fromages-œufs et surtout les viandes.

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Les tarifs se maintiennent

Même si les commandes dans les magasins sont moins nombreuses pour la fin du mois de septembre 2021, les disponibilités restent globalement assez modestes. Ceci permet de maintenir les cours dans le secteur allaitant comme laitier.
Votre analyse du marché - Veaux

La pression s’accentue sur les croisés

Les effectifs de veaux laitiers croissent sur les marchés. Une proportion importante prend le chemin de l’Espagne, faute de place suffisante en France. Les intégrateurs maintiennent leurs grilles tarifaires, mais ils imposent des quotas à leurs fournisseurs. Du côté des croisés, l’offre grandit également et les acheteurs accentuent la pression, notamment sur les veaux croisés blanc bleu R de conformation.