« En novembre, les prix à la production de l’ensemble des prix agricoles sont quasi stables sur un an », c’est ce qu’indique une note d’Agreste, le service de la statistique et de la prospective du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

En effet, d’après les données brutes ils ont diminué de 0,3 % en glissement annuel. Ils ont en revanche progressé de 1,8 % par rapport au mois d’octobre 2019. Sur les onze premiers mois de l’année 2019 « l’ensemble des cours reste à un niveau plus élevé, dépassant, en moyenne, les niveaux de 2018 », ajoute Agreste.

Grandes cultures : grosse hétérogénéité entre les productions

Les prix à la production des grandes cultures régressent de 4,5 % en glissement annuel. En novembre 2019, les prix des céréales ont ainsi régressé de 11,5 % par rapport au même mois l’an passé, et ce « malgré un rebond des cours sous l’effet d’une part, des inquiétudes au sujet des récoltes dans l’hémisphère Sud et de la pression à la hausse engendrée par une limitation des ventes, et d’autre part, d’une demande dynamique adressée à la France, les prix des céréales », précise Agreste.

Pour les oléagineux la tendance est inverse puisqu’ils ont augmenté de 6,7 % entre novembre 2018 et novembre 2019. Malgré « l’annonce d’une production en hausse », le cours de la pomme de terre progresse de 2,6 % en glissement annuel et « reste à des niveaux élevés » grâce à une demande soutenue.

> Voir aussi : Marché des grains, rebond sensible (20/12/2019)

Après deux mois de baisse continue, les prix à la production des légumes se stabilisent en ne diminuant que de 0,3 % en un an. En revanche, les prix des fruits continuent de se replier pour le troisième mois consécutif, ils affichent une baisse de 4,1 % entre novembre 2018 et 2019.

Viande : le porc tire les cours vers le haut

Les prix des viandes progressent de 9,3 % en glissement annuel. Ils sont tirés vers le haut par « l’envolée des cours porcins ». En novembre, ces prix dépassent de près de 40 % les cours moyens de 2014-2018 et ceux de l’an passé. Agreste précise que ces cours bénéficient de la forte demande chinoise. Ceux des ovins et des veaux, après plusieurs mois de baisse, repartent légèrement à la hausse et progressent respectivement de 1,8 % et 0,9 %. Le cours des gros bovins affiche une légère baisse de 1 %.

 > Voir aussi : Porc, les cours s’envolent (19/12/2019)

Les prix des œufs se stabilisent, –0,4 % en un an, en raison « d’une demande dynamique et d’une offre limitée ». Pour le lait, avec une progression de 2 % en glissement annuel, les cours restent dynamiques, mais les prix se rapprochent tout de même de ceux de l’an passé.

Les prix à la consommation des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées augmentent de 2,1 % sur un an. Ils sont tirés par les prix des viandes et de laits-fromages-œufs.

Marie-Astrid Batut