Le congrès de la Confédération paysanne aura lieu les 23 et 24 mai au Mans. L'objectif est de «rebondir et assurer la cohésion» du syndicat, a expliqué Régis Hochart, son porte-parole, mardi lors d'une conférence de presse.

La Confédération paysanne veut arriver, simultanément, à défendre au plus près les paysans et à mettre en oeuvre un projet d'avenir. «C'est la somme des deux qui va faire que la Confédération restera un syndicat», selon Régis Hochart.

Le projet de rapport d'orientation, intitulé «Combatifs pour défendre les paysans et gagner la souveraineté alimentaire» comporte trois axes: la souveraineté alimentaire, l'agriculture paysanne, l'installation et le renouvellement des paysans.

L'essentiel du projet du syndicat n'a pas changé, mais il s'interroge sur sa stratégie, c'est-à-dire son expression et sa communication.

Le congrès élira un nouveau comité national de 42 membres représentant les régions. Un nouveau bureau, et le ou les porte-parole seront ensuite élus le 13 juin. Régis Hochart pense qu'«a priori» il sera de nouveau candidat à la fonction de porte-parole.

Au sujet de l'élection présidentielle et de la mise en place d'un nouveau gouvernement, la Confédération paysanne ne veut pas condamner d'avance le projet de créer un ministère du développement durable mais remarque que le programme agricole du candidat élu est «tout sauf du développement durable».

Elle demande d'urgence une nouvelle loi sur la représentativité syndical en agriculture.

Le syndicat sera également particulièrement «attentif» aux mesures d'amnistie que le futur président de la République prendra et qui pourrait concerner deux anciens porte-parole du syndicat, José Bové et Jean-Emile Sanchez, tous les deux sous le coup de peines de prison ferme pour avoir participé au fauchage de parcelles de maïs génétiquement modifié. «Nous verrons si M. Sarkozy veut ou non brider l'expression syndicale et le droit de manifester», a ajouté Régis Hochart.

A.F.