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« Nous avons de nombreux désaccords avec le ministre »

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Confédération paysanne - « Nous avons de nombreux désaccords avec le ministre »
© Confédération paysanne

Le nouveau porte-parole national de la Confédération paysanne s’est dit en opposition sur de nombreux sujets avec le ministre de l’agriculture, après leur rencontre ce 12 juillet 2019. Les inquiétudes du syndicat sur la nouvelle Pac, les accords de libre-échange et la gestion de l’ours demeurent.

Présenté à la presse en mai dernier, le nouveau secrétariat national de la Confédération paysanne faisait connaissance avec Didier Guillaume. L’occasion pour le syndicat d’exprimer ses désaccords avec le ministre de l’Agriculture dans plusieurs dossiers.

« L’État recule sur le sujet de la prédation »

Contacté à la sortie de son entretien à Paris, Nicolas Girod, nouveau porte-parole national du syndicat, a déploré un recul du ministère sur le sujet de la prédation. « En avril, le ministre était venu à notre congrès en annonçant que des mesures d’effarouchement des ours allaient être mises en place. Aujourd’hui, il nous a annoncé que cet effarouchement sera assuré par les bergers. Ce n’est pas aux éleveurs de s’en charger mais à l’État, insiste Nicolas Girod. Cela montre un ministère en manque de moyens et qui ne sait pas comment régler le problème. »

Pac : l’utopie d’une proposition française unanime

Concernant la nouvelle Pac, l’éleveur jurassien a expliqué au ministre qu’il était « compliqué » d’avoir une proposition française soutenue par l’ensemble des syndicats. « Même si nous partageons certaines propositions avec Jeunes Agriculteurs et la Coordination rurale, notre projet n’a pas de point commun avec celui de la FNSEA, a rappelé Nicolas Girod. Nous sommes loin d’être en accord sur l’idée d’un Pac répondant aux enjeux territoriaux, alimentaires et en matière d’emploi. »

La Conf’ reste opposée aux accords de libre-échange

Même si Nicolas Girod constate que le ministère est engagé dans un processus de « coconstruction » avec la Confédération paysanne, celui-ci reste prudent. « Pour l’instant, les arbitrages que nous avons eus ne nous sont pas favorables ». L’éleveur prend pour exemple les mesures qui ont été votées à la suite des États-généraux de l’alimentation et à la tenue des négociations des accords de libre-échange. À cette occasion, le syndicat a répété au ministère son opposition à la signature des traités du Ceta et du Mercosur. Le 29 juin, la Confédération paysanne avait jugé l’accord avec les états sud-américains comme un « sacrifice de l’agriculture et l’élevage sur l’autel d’un commerce cannibale ».

Alexis Marcotte
La loi foncière victime d’un embouteillage législatif

À la sortie de sa rencontre avec le ministre de l’Agriculture, Nicolas Girod a annoncé que Didier Guillaume n’envisageait pas le vote d’une loi foncière en 2020 en raison d’un « embouteillage législatif ».

Pour le porte-parole national de la Confédération paysanne, il y a pourtant urgence à prendre des mesures pour faire face à l’artificialisation croissante des sols et pour réformer le contrôle des structures.

Le ministre aurait néanmoins annoncé que des mesures pourraient être prises avant un éventuel débat en 2021, notamment dans la prochaine loi de finances qui sera votée au plus tard en décembre de cette année.

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