Le compte pénibilité, en vigueur depuis le 1er janvier 2015, doit être tenu pour chaque salarié effectuant au-delà de certains seuils, un travail de nuit, répétitif, en équipes successives ou en milieu hyperbare. À compter du 1er juillet 2016, six autres facteurs devront être pris en compte, comme les postures pénibles. Le gouvernement a accepté de modifier certains aspects et peine à en définir certains autres.

Et c’est bien là que le bât blesse. Dans la filière légumes, certains salariés sont concernés par le « travail répétitif ». Or, comme le soulève le syndicat, « le gouvernement n’a pas encore publié la définition réglementaire du travail répétitif, ni précisé les modalités d’application pour les saisonniers, alors que les entreprises doivent l’appliquer depuis le 1er janvier 2015 ».

Face à cette situation, les Producteurs de Légumes de France demandent l’abrogation pure et simple du compte pénibilité.

Faire pression auprès des parlementaires

La FNSEA a de son côté multiplié les rencontres avec les pouvoirs publics pour insister sur l’inapplicabilité du compte pénibilité dans les entreprises agricoles et proposer des évolutions. Les aménagements obtenus, dont la suppression de la fiche individuelle, vont plutôt dans le bon sens mais ils restent insuffisants.

Elle a donc annoncé récemment à son réseau poursuivre son lobbying pour obtenir de nouvelles modifications, et lui a demandé de relayer le message en région et en département auprès des parlementaires.

Pauline Bourdois