L’Indonésie a conditionné l’achat d’avions à Boeing et à Airbus à l’autorisation pour ses entreprises de construire des sites de fabrication de kérosène à partir d’huile de palme aux États-Unis et en France. Le pays asiatique, qui compte les troisièmes plus vastes forêts tropicales au monde et qui est le premier producteur mondial d’huile de palme, cherche à soutenir sa production dans le secteur, deuxième activité exportatrice du pays.

En avril, les États-Unis ont imposé des droits antidumping pouvant atteindre 341 % sur les biodiesels indonésiens. Mais ils ont toutefois répondu positivement à la demande indonésienne, selon le ministre indonésien du Commerce, Enggartiasto Lukita. Du côté français, il n’y a pas encore eu de réaction officielle. Ni du côté des deux constructeurs.

L’impact environnemental questionne

Mais l’utilisation d’huile de palme n’est plus en odeur de sainteté dans l’Union européenne et aux États-Unis, ses détracteurs dénonçant son impact sur l’environnement, en particulier sur la déforestation, la biodiversité et le réchauffement climatique.

En juin, les négociateurs européens ont convenu de renoncer progressivement à l’utilisation de l’huile de palme dans les carburants destinés au transport à compter de 2030 en raison des émissions indirectes élevées de gaz à effet de serre.

Avec l’AFP