La France a moins vendu de produits agroalimentaires en mai 2018, mais elle en a surtout moins acheté à l’extérieur. Dans sa dernière note de conjoncture du 13 juillet, le ministère de l’Agriculture souligne que « les importations ont reculé de 115 millions d’euros ». Et la bonne récolte en oléagineux de 2017 n’y est pas pour rien.

Dépendance réduite en oléagineux

Le colza, avec un rendement national frôlant les 40 q/ha a été le champion de la campagne précédente. Avec un volume de production important, les acheteurs ont donc pu se fournir facilement sur le marché français, sans avoir besoin de faire appel à d’autres fournisseurs en Europe ou ailleurs.

Le ministère remarque ainsi que « la réduction des importations par rapport à mai 2017 concerne les produits bruts avec –74 millions d’euros (65 % de la baisse globale des importations), dont –66 millions pour les oléoprotéagineux. »

Des exportations de céréales dynamiques

Les exportations de céréales progressent pour leur part de 122 millions d’euros sur un an. « Les volumes exportés, note le ministère, progressent ainsi de 0,4 million de tonnes pour le blé tendre, surtout vers les pays tiers (Algérie, Arabie Saoudite) et les pays du nord de l’UE (Pays-Bas, Belgique) ».

Sur l’ensemble des produits bruts, après quatre mois d’excédent commercial, la balance redevient déficitaire. Triste nouvelle ? Pour le ministère, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, puisque ce déficit de –72 millions représente tout de même une amélioration de 180 millions d’euros par rapport à 2017.

I. Logvenoff
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