Le label de commerce équitable Fairtrade-Max Havelaar a annoncé le 5 mai 2021 qu’il souhaitait s’engager auprès des filières françaises de blé et de lait « grâce à une méthode inédite de fixation du prix garanti en fonction du territoire et d’un objectif chiffré de revenu ».

Max Havelaar est un acteur historique du commerce équitable qui, jusqu’à présent, ne travaillait que sur des filières internationales pour les pays en voie de développement.

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« Garantir une meilleure rémunération »

Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France, explique avoir « dialogué avec les producteurs » pour créer « un nouveau cahier des charges adapté à la France ». L’ONG évoque une prime collective propre au commerce équitable, l’éligibilité automatique en cas de conversion vers le bio et un cahier des charges compatible Haute valeur environnementale (HVE). Max Havelaar France indique avoir travaillé pour le blé avec la coopérative agricole Vivadour dans le Gers et pour les produits laitiers avec l’association centrale des laiteries coopératives des Charentes et du Poitou (ACLCCP).

Pour les producteurs l’ONG s’engage sur trois points :

  • Un prix minimum payé aux agriculteurs et défini sur la base des prix de revient ;
  • Une prime financée par l’ensemble des maillons en aval de l’organisation de producteurs, gérée collectivement par les producteurs et affectée aux projets sociaux et à la transition écologique ;
  • Un engagement de l’ensemble de la filière sur des contrats pluriannuels.

Max Havelaar vise en priorité les agriculteurs des territoires vulnérables, les jeunes installés et les agriculteurs organisés collectivement. L’objectif affiché est de « soutenir la transition écologique ».

Engagement du consommateur

Selon un sondage d’OpinionWay pour Max Havelaar France (1), on trouve « en tête des actions jugées les plus positives pour l’agriculture française », la consommation de produits made in France (62 %) et le respect d’un prix payé aux agriculteurs qui couvre bien leurs coûts de production (53 %). 81 % des personnes interrogées déclarent avoir agi pour soutenir l’agriculture dans leur consommation alimentaire, contre 17 % qui n’ont pas modifié leurs habitudes alimentaires pour soutenir l’agriculture, selon ce même sondage.

Marie Salset

(1) Selon l’étude « Les Français et le soutien à l’agriculture » réalisée pour Max Havelaar France auprès d’un échantillon de 1 001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.