Le Comité régional porcin (CRP) de Bretagne « comprend l'exaspération des légumiers bretons, aujourd'hui en situation de détresse, et rejoint leur analyse ».

« La conjoncture catastrophique faisant suite à l'embargo russe, la pression fiscale, sociale et réglementaire, chaque jour croissante, exaspèrent les paysans. La peur est aujourd'hui chez celui qui entreprend, travaille, crée de l'emploi, privé de revenu viable et menacé par ailleurs de vie ou de mort par le contrôle tatillon ou la folie des procéduriers à la recherche d'occupation », indique le CRP mercredi soir dans un communiqué.

« Les éleveurs de porcs sont aussi touchés de plein fouet par tous ces maux d'un Etat pesant et par un embargo russe qui dure depuis janvier 2014. Celui-ci coûte 70.000 € par an à un éleveur moyen. Il pèse également sur l'abattage-découpe, en situation de fragilité comme l'illustre le dossier Gad depuis plusieurs mois. »

Le Comité régional porcin de Bretagne « salue l'écoute du ministre à l'endroit des légumiers ». Il « regrette néanmoins que le ministre de l'Agriculture ait refusé de régler le problème des accords bilatéraux concernant l'embargo sanitaire quand, en phase avec les autorités russes, le CRP Bretagne et l'interprofession porcine le lui demandaient au printemps dernier ».

« Les acteurs économiques n'ont pas à assumer des décisions géopolitiques qui les dépassent », estime le CRP.

Le CRP Bretagne demande au gouvernement des « mesures concrètes, immédiates, rapides et à la hauteur des enjeux pour compenser les conséquences de l'embargo russe pour les producteurs de porcs et la filière en général ». « Les décideurs politiques ont tous les éléments pour décider ; ils n'ont plus qu'à agir », explique-t-il.