A six semaines de l'ouverture de la COP 21 à Paris, durant laquelle un accord doit être trouvé pour lutter contre le changement climatique, un rapport de l'OCDE affirme la nécessité de donner un prix au carbone.

Cette étude, publiée mardi, analyse les politiques d'atténuation du changement climatique dans 44 pays et l'UE. « Ces pays sont de plus en plus nombreux à avoir mis en place des instruments de tarification du carbone, réduit leurs subventions aux combustibles fossiles, investi dans la R-D en faveur des technologies vertes, protégé leurs forêts et fait reculer les émissions des usines, des exploitations agricoles et des décharges », note le rapport, qui constate que « presque tous ont réussi à faire baisser leurs émissions de GES par unité de PIB ».

« Cependant, pour atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés, les pays devront considérablement accélérer leurs efforts », selon le Directeur de l'environnement de l'OCDE, Simon Upton.

« Le prix du carbone est un élément essentiel des politiques d'atténuation du changement climatique », jugent les auteurs du rapport. Or, si des taxes sur le carbone existent ou sont prévues dans une quinzaine de pays, les secteurs couverts et le montant des taxes sont insuffisants pour impulser un véritable changement technologique. De même, un nombre croissant de pays a mis en place des marchés du carbone mais le prix du carbone reste bas. Les auteurs pointent également les faibles mesures prises dans le secteur agricole.