« Il n’y a aucune commune indemne parmi les trente que compte l’appellation », soulignait vendredi Fabien Lombard, vigneron à Suze et président du Syndicat de la Clairette de Die et des vins du Diois.

Selon lui, « les dégâts sur les parcelles s’élèvent de 20 à 100 % ». Seules, « des microzones en altitude ne sont pas concernées », ajoute-t-il. La région n’avait plus connu un épisode de gel aussi important depuis 1981.

M. Lombard espère toutefois un nouveau départ de bourgeons sur certaines parcelles. « L’hypothèse, c’est que nous n’aurons que la moitié de la récolte cette année », souligne-t-il. Les estimations seront affinées après la floraison de la vigne.

Pas de manque

Les consommateurs ne risquent toutefois pas de manquer de ce vin effervescent à faible teneur en alcool, le plus souvent produit à partir de raisin muscat, le cépage clairette étant minoritaire dans sa composition. Ces quatre dernières années, des vins avaient en effet été mis en réserve en cas de mauvaise récolte.

« Nous ne pensions pas nous servir aussi rapidement de ces stocks », note Fabien Lombard. Le président du syndicat juge que cette situation signifiera des problèmes de trésorerie pour les viticulteurs l’an prochain.