L’aboiement des chiens est désormais encadré par un arrêté à Feuquières, commune de 1 500 habitants du département de l’Oise. Un différent entre un propriétaire de 6 ou 7 chiens et ses voisins est à l’origine de cette décision du maire, Jean-Pierre Estienne.

« L’arrêté n’interdit absolument pas au chien d’aboyer, mais demande au propriétaire de faire en sorte que l’aboiement ne perturbe pas l’environnement », a déclaré l’élu dans une interview vidéo à l’Oise Hebdo. Le texte spécifie qu’« il est interdit en particulier de laisser un chien dans son enclos sans que son gardien ne puisse à tout moment faire cesser ses aboiements prolongés ou répétés et de tenir enfermé à l’intérieur d’un appartement ou dans une maison d’habitation un chien dont le comportement trouble le repos ou la détente des personnes ». Les habitants qui ne respectent pas cette décision risqueront une amende de 68 euros.

La fin d’un calvaire pour les riverains

L’arrêté est l’aboutissement d’un long processus : tentatives de conciliation, dépôts de plaintes des voisins, mise en garde par le maire, pétition et mise en demeure ont rythmé la vie publique du village picard au cours des derniers mois. La décision du maire va peut-être maintenant redonner un peu de tranquillité aux habitants de Feuquières.

Les chiens peuvent toujours aboyer à la campagne rappelle le maire face aux polémiques que cet arrêté a suscité. Mais il invite les personnes opposées à cette décision à venir à la rencontre des habitants de Feuquières qui ont fait remonter le problème.

R.H.