Décidément, les années se suivent et se ressemblent. Au 1er mai 2019, le cheptel français compte « 267 000 bovins de moins qu’en 2018 et presque 1 million de bovins de moins qu’en 2016, à la même date, selon la note d’Infos rapides diffusée par le ministère de l’Agriculture le 11 octobre 2019. Si les effectifs de bovins de plus d’un an continuent à reculer toutes catégories confondues, ceux de jeunes de moins d’un an repartent à la hausse. »

Redressement en cours

107 000C’est le nombre de vaches laitières et allaitantes que le cheptel français compte en mois au 1er mai 2019 par rapport à 2018.

Le nombre d’animaux de moins d’un an augmente de 102 000 têtes. « Cette hausse concerne en premier lieu les bovins de moins de 4 mois, [avec 69 000 animaux supplémentaires] mais aussi ceux de 4 à 8 mois [avec 19 000 têtes de plus] et les jeunes bovins âgés de 8 à 12 mois (+15 000 têtes). » Le ministère rappelle aussi que la chute des effectifs en 2018 était la conséquence de problèmes de fertilité constatés dans les élevages à l’automne 2017.

Les effectifs de bovins de 1 à 2 ans continuent de chuter : –7,6 % pour les mâles et –4,8 % pour les génisses. « Le recul s’accentue par rapport à 2018. Chez les plus jeunes, les effectifs de mâles chutent de 2,9 % et ceux de génisses de 3 %. Le nombre de vaches laitières et allaitantes continue de se replier, de 1,2 % et 1,6 % sur un an », mais à un rythme moins soutenu que les années précédentes.

La production de viande recule

Conséquence logique de ces évolutions, la production bovine française a reculé de 1,6 % au premier semestre de 2019 par rapport à la même période de 2018. « La production de vaches recule nettement (–3,8 %) par rapport au niveau élevé de 2018. Les abattages de vaches laitières sont en repli de 3,9 %, sur un an. En progression continue depuis 2015, les abattages de vaches allaitantes reculent de 3,3 % sur un an. »

Les abattages français de bovins continueront à se replier au deuxième semestre de 2019 et au premier semestre de 2020.

« Compte-tenu du stock des animaux présents dans les exploitations au 1er mai et de la conjoncture actuelle, les prévisions de production de gros bovins tablent sur une baisse de production pour le second semestre de 2019 et le premier semestre de 2020, poursuit le ministère. À l’inverse, la production de bovins de moins d’un an devrait progresser au cours des deux prochains semestres, compte-tenu des effectifs actuellement présents dans les exploitations. »

E.R.
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Hausse inattendue dans les laitières

En femelles allaitantes, les cours sont reconduits. Du côté des réformes laitières, l’offre de la semaine se montre insuffisante pour satisfaire la demande, ce qui oblige les industriels à accorder quelques plus-values dans les bonnes vaches prim’holsteins, normandes et montbéliardes. Cette position inédite à cette saison reflète un marché en tension au niveau de l’offre, face à une demande soutenue en production laitière. En jeunes bovins, les besoins sur le marché intérieur comme à l’exportation restent soutenus.