Bruxelles estime que « la France autorise des pratiques de chasse non sélectives qui ne sont pas conformes aux exigences » de la directive “Oiseaux” sur la conservation des oiseaux sauvages et de leurs habitats. Cela concerne notamment la pratique de la chasse à la glu et au filet. Sont aussi visées les autorisations de chasse à l’oie cendrée durant les mois de février après que celle-ci a commencé sa migration vers ses sites de reproduction.

Concernant la tourterelle, la Commission européenne demande à la France et à l’Espagne de renforcer la protection de cette espèce en rappelant que celle-ci est considérée comme « vulnérable ». La tourterelle est inscrite sur la liste rouge mondiale des oiseaux et sur la liste rouge européenne des oiseaux. Une fragilité due à « la pression de l’agriculture et de la chasse », occasionnant « une perte de biodiversité », selon la Commission.

Réaction de la LPO

Dans un communiqué de la LPO, la ligue de protection pour les oiseaux, son président Alain Bougrain Dubourg se félicite que l’Union Européenne vienne « utilement rappeler à la France ses devoirs et ses engagements ». La France a deux mois pour répondre à l’avertissement de la Commission européenne.

Suzie Terrier avec l’AFP