Signé le 30 août 2019, l’arrêté limitant les prélèvements de tourterelles des bois pour la saison de chasse qui s’ouvre, est paru au Journal officiel le samedi 31 août 2019. Quelques jours à peine après que le Conseil d’État a retoqué celui concernant le courlis cendré. « Avant cet arrêté, aucun quota n’était fixé, ce qui conduisait à un prélèvement estimé à 92 000 oiseaux par an », justifie le ministère dans un communiqué diffusé le 30 août dernier.

Le ministère argumente

Le ministère précise que ce texte « s’inscrit dans le cadre de la mise en place de la gestion adaptative, dont le principe a été adopté dans la loi du 24 juillet 2019 créant l’Office français de la biodiversité et qui vise à adapter le niveau de prélèvement à l’état de conservation de l’espèce. Il s’appuie sur une concertation publique menée en juillet et sur les recommandations du comité d’experts [… et] préconise de ne pas excéder un niveau de prélèvements de 18 300 individus. »

La LPO attaque

La décision passe mal à la LPO. « Une décision contre nature, qui en dit long sur la persistance du lobby cynégétique en France », accuse l’association. Et sans surprise, la LPO annonce qu’elle se « retourne à nouveau devant le Conseil d’État pour [cette espèce] menacée au niveau mondial. Toutes les conditions étaient pourtant réunies pour suspendre enfin la chasse de la tourterelle des bois qui a perdu 80 % de ses effectifs. »

Le même jour, le ministère de la Transition écologique a également publié au Journal officiel un arrêté modifiant celui du 31 mai 2011 relatif au prélèvement maximal autorisé de la bécasse des bois.

E.R.