A l'occasion de l'ouverture de la saison 2012-2013, la Fédération nationale de la chasse (FNC) a tenu, le jeudi 6 septembre 2012, sa conférence de rentrée à Paris. Son président, Bernard Baudin, a défendu l'importance de la chasse dans « l'économie verte » et l'appui des fédérations départementales des chasseurs dans la gestion des espaces ruraux.

Sur les rapports entre agriculteurs et chasseurs, le président reconnaît que les dégâts de gibiers parasitent les bonnes relations et que le coût de leur indemnisation demeurent un véritable problème financier dans certaines fédérations. En 2011, les indemnisations et la prévention liées aux dégâts ont coûté 50 millions d'euros à la FNC (85 % sont attribués aux sangliers).

Bernard Baudin a abordé le délicat problème des dégâts forestiers en indiquant que « les instances nationales travaillaient ensemble pour améliorer les choses et qu'il appartenait aux départements de remonter les problèmes ». Ayant déjà des difficultés à faire face au montant des indemnités aux cultures, les chasseurs refusent de prendre en charge les dégâts causés aux forêts.

En ce qui concerne les foyers de tuberculose bovine, la FNC et le ministère de l'Agriculture « poursuivront leurs efforts » pour la période 2012-2013 à travers le réseau de surveillance épidémiologique Sylvatube qui vise à détecter les foyers de maladie, à suivre leurs évolutions et à les cartographier. Dans cette démarche conjointe, le président de la FNC a nommé un référent chargé de l'échange entre les fédérations de chasseurs et le ministère de l'Agriculture.

Interrogé sur le loup, le président de la FNC a indiqué qu'« au vu de l'impact du prédateur sur les gibiers de montagne, il paraissait logique de redonner au monde de la chasse la possibilité de gérer les populations et attendait une évolution en ce sens dans le futur ».

P.B.