« Les croisements de races participent au nivellement de la qualité des laines, souligne Jules Kister, auteur du rapport sur la laine des races bouchères du bassin allaitant Limousin-Poitou-Charentes. Trois marchés semblent parfaitement adaptés à ces laines : la matelasserie, le textile d’ameublement et le tapis ou la moquette. Les marchés de la laine à tricoter et du textile sont accessibles, sous condition d’être mélangé avec d’autres fibres plus fines. »

La contractualisation pour une meilleure valorisation

Le problème de la laine, c’est son prix de vente qui, souvent, ne permet pas de couvrir les frais de la tonte. « Les cours mondiaux varient fortement, constate l’auteur. En 2015, ils oscillaient de 1,30 à 1,50 €/kg, tandis qu’en 2016, ils chutaient à 0,80 €/kg. Un prix de 1 €/kg, dans le cadre d’une contractualisation, garantirait à l’éleveur un prix d’environ 2 € par animal (puisque la toison pèse 2 kg). En contrepartie, l’acheteur serait assuré d’une qualité donnée en fonction des critères de tri précis. Un cahier des charges et un paiement à la qualité existent déjà pour la vente des agneaux, pourquoi pas pour la laine ? », estime Jules Kister.

Votre analyse du marché - Ovins

L’offre ne couvre pas la demande

La demande se tasse, mais les disponibilités peinent à la couvrir. L’animation commerciale est soutenue sur les cadrans avec une bonne tenue des prix alors que la tendance de ces dernières années la tendance était plutôt à la baisse à la fin de septembre.