Pas d’éclaircie du côté des prédictions concernant le climat. Les résultats issus des modèles et données météorologiques les plus récents dressent un portrait encore plus dramatique de la planète dans les 80 prochaines années.

« Selon le scénario le plus pessimiste, l’augmentation de la température moyenne globale atteindrait 6 à 7°C en 2100, soit 1°C de plus que dans les précédentes estimations », résume un communiqué publié sur le site de Météo-France.

Adieu banquise

L’information n’est pas surprenante, mais appuyée par des modèles scientifiques elle n’en est que plus préoccupante : en 2100, « la banquise arctique disparaîtra probablement totalement en fin d’été ».

Effet plus visible pour les producteurs, les sécheresses ne sont pas près de s’espacer. « L‘été 2003 marqué par une canicule extrême pourrait être un été normal en 2050 selon les scénarios intermédiaires ou pessimistes », souligne Météo-France.

Agriculteurs et forestiers sont en mesure de capter du CO2

Dans le cas d’une forte coopération internationale en faveur du développement durable, le modèle permet de constater que les températures resteraient – à peine – en deçà de l’objectif fixé de +2 °C à l’horizon de 2100.

Ce scénario impliquerait « la neutralité carbone à l’échelle de la planète en 2060 ainsi qu’une captation du CO2 atmosphérique de l’ordre de 10 à 15 milliards de tonnes par an en 2100 », selon Météo-France. Des défis qui nécessiteront l’aide des agriculteurs, qui seuls, avec les forestiers, sont en mesure de capter du CO2.

Ivan Logvenoff