L’Organisation mondiale de la météorologie (OMM) a publié le 19 avril 2021 sa « déclaration sur l’état du climat mondial ». La concentration en gaz à effet de serre, les anomalies de températures à la surface de la terre et des océans, la montée du niveau de la mer, la fonte de la banquise et des glaciers et les phénomènes météorologiques extrêmes, de 2020, ont été analysés afin de définir l’état du climat de 2020.

« Les impacts du développement socio-économique, des déplacements de population, de la sécurité alimentaire et des écosystèmes terrestres et marins » ont aussi été étudiés.

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2011-2020, la décade la plus chaude jamais enregistrée

L’OMM souligne que cette année a été exceptionnelle « avec les effets combinés du phénomène de refroidissement La Niña et du ralentissement de l’économie mondiale lié au Covid-19 ». L’OMM déplore que la crise sanitaire n’ait pas « réussi à mettre un frein aux signaux et aux impacts du changement climatique sur la planète ».

La déclaration indique en effet que « 2020 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée à l’échelle du globe, avec une température d’environ 1,2°C supérieure à l’ère préindustrielle (1850-1900) ». « Depuis 2015, les six dernières années ont été les plus chaudes jamais mesurées sur Terre, ajoute l’OMM. La décade 2011-2020 est également la plus chaude jamais enregistrée ».

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Des phénomènes climatiques extrêmes

D’autres point clés sont aussi mis en avant par l’OMM pour mettre en avant les effets du changement climatique comme :

  • Une température des océans qui n’a jamais été aussi élevée,
  • Un processus d’acidification des océans,
  • Une concentration des gaz à effet de serre qui continue à augmenter,
  • Une étendue de la banquise arctique qui a été la seconde la plus basse jamais enregistrée,
  • Une perte de masse de la calotte polaire du Groenland.

2020 a aussi été une année marquée par des phénomènes météorologiques extrêmes comme

  • De graves feux de forêt en Sibérie où la température est montée jusqu’à 38°C ;
  • De fortes pluies et inondations dans une grande partie de l’Afrique et de l’Asie ;
  • De lourdes pertes de récoltes en raison d’une grande sécheresse dans l’intérieur de l’Amérique du Sud.

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Marie-Astrid Batut