« Les fréquentes pluies orageuses qui surviennent dès le début des vendanges alors que le raisin est à maturité activent les foyers de botrytis et obligent les vignerons à procéder à un tri rigoureux des grappes », a expliqué dans un communiqué le Comité Champagne, l’organe interprofessionnel de l’interprofession. Entamées le 26 août puis élargies à la majeure partie du vignoble champenois à partir du 4 septembre les vendanges font partie des plus précoces depuis 1950.

Gel au printemps

Après la « perte de 23 % des bourgeons sur l’ensemble du terroir » faisant suite aux gelées du printemps, puis « une exceptionnelle période chaude et ensoleillée entre mai et la fin de juillet » offrant au vignoble « un état sanitaire remarquable », « de nombreux orages dont plusieurs localement accompagnés de grêle » en août ont détérioré la qualité des grappes dans certains secteurs.

En raison de ces aléas et de la nécessité pour les vignerons de ne conserver que les grappes saines, « le rendement autorisé pour l’année (10 300 kg/ha) ne devrait pas être atteint dans tous les secteurs », a précisé l’interprofession, soulignant que les vignerons n’atteignant pas ce niveau ont recours à la réserve interprofessionnelle « pour compléter leur approvisionnement ».

Les raisins récoltés présentent une « acidité satisfaisante » et un équilibre « très prometteur », a assuré le Comité Champagne. Leur qualité sera évaluée lors des dégustations de vins clairs, avant la seconde fermentation qui leur donnera leur effervescence.

AFP