Dans sa dernière note de conjoncture, le ministère de l’Agriculture estime que la production de cerises sera en baisse de 30 % cette année, par rapport à l’année dernière, et par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Les intempéries en cause

« Malgré une floraison initiale abondante dans les principales régions », souligne le ministère, ce bas niveau de production est lié aux pluies et aux orages du printemps. « La pourriture et la présence de la drosophile conduisent à des tris sévères », qui diminuent d’autant les livraisons.

Dans le Languedoc, le Roussillon, la vallée de Garonne et la Paca : plus de la moitié des surfaces sont concernées. Dans la vallée du Rhône, les conditions ont été légèrement meilleures, mais les récoltes ont été tout de même arrêtées, explique le ministère « en raison des difficultés de tenue du fruit et de la mévente qui en a découlé ».

Petits lots, petits profits

En juin, selon le ministère, « les cours de la cerise sont proches de la moyenne de 2013 à 2017 ». En raison du tri nécessaire, les lots sont plutôt petits et peinent à se vendre. Au final, le chiffre d’affaires du secteur au niveau national se situerait 27 % au-dessous de la moyenne de 2013 à 2017.

I. Logvenoff