La majorité des agriculteurs (plus de la moitié) ne comptent pas modifier la quantité de fongicides qu'ils utilisent durant cette campagne 2011-12, selon un sondage réalisé par ADquation paru dans la revue Agrodistribution de mai 2012.

D'après le sondage, 52 % des agriculteurs interrogés en 2012 estiment qu'ils vont utiliser durant cette campagne une quantité de fongicides identique à celle utilisée en 2010-11 (+15 % par rapport aux réponses données en 2011).

Cette tendance au statu quo est particulièrement sensible dans les exploitations en polyculture-élevage (63 %) et élevage.

Pour 27 % des agriculteurs interrogés, les quantités de fongicides utilisées en 2011-12 seront moins importantes (-22 %). C'est dans les exploitations en culture et dans le Nord-Est que le nombre d'intentions à la baisse (38 %) est le plus élevé.

10 % des sondés disent ne pas utiliser de fongicides sur céréales (-2 %), et 6 % (+5 %) préfèrent ne pas se prononcer quant à leur niveau d'utilisation des fongicides durant la campagne.

Comme en 2011, seuls 5 % des agriculteurs sondés considèrent que leurs traitements fongicides sur céréales cette année vont être supérieurs en quantité à ceux effectués lors de la précédente campagne.

Des résultats qui seront probablement mis en défaut finalement...

En effet, cette enquête réalisée auprès d'un échantillon de 502 chefs d'exploitation agricole, représentatifs à 94 % des exploitations de plus de 50 ha de SAU, a été réalisée entre les 12 et 16 avril 2012, dans un contexte climatologique printanier tendant vers la sécheresse, comme en 2011.

Depuis cette enquête, et particulièrement ces derniers jours, d'importantes quantités d'eau ont arrosé les cultures de céréales, favorisant de fait un développement des maladies cryptogamiques et une augmentation circonstancielle des traitements phyto. D'autant que « les cours des céréales sont bons », prévient Jean-Paul Prévot, ingénieur régional pour Arvalis-Institut du végétal dans le Nord, qui réagit dans Agrodistribution aux conclusions de ce sondage.

Sous-entendu, le coût des produits sera moins un frein à leur utilisation cette année...

B.V., M.C.