Un net repli des cours des grains est intervenu après le 12 avril 2011 sous l'effet d'une recommandation de la banque américaine Goldman Sachs qui, après avoir longtemps prôné l'investissement dans les marchés des matières premières, « a recommandé à ses clients d'alléger leurs positions sur ces marchés considérés alors comme survalorisés », a observé FranceAgriMer, le 11 mai 2011, à l'issue du conseil spécialisé des céréales.

Conséquence : depuis la mi-avril, les prix de quasi toutes les matières premières (hormis le pétrole) ont chuté. Pour les grains, les prix sont surtout restés insensibles aux éléments climatiques préoccupant qui affectent les cultures dans l'hémisphère Nord.

Mais, le lundi 9 mai 2011, dame météo a, semble-t-il, repris ses droits. Le blé a pris près de 10 % (21,5 €/t) pour la nouvelle récolte (échéance août). La contagion a gagné les autres céréales et les oléagineux, avec une tendance relativement moins marquée.

Car les difficultés climatiques sont partout. Aux Etats-Unis, les plaines de blé d'hiver souffrent de la sécheresse et l'état des cultures est déplorable. Les semis de maïs ont relativement bien progressé dans le pays, mais restent en dessous des normales. Au Canada, les pluies retardent les semis de colza et de blé. En Europe, les deux plus gros producteurs, la France et l'Allemagne, font face à une sécheresse aussi sévère que celles vécues aux premiers mois de 2005 et 1976.

« On est déjà certain qu'on n'aura pas une excellente récolte en France. Nous n'espérons pas mieux qu'une année moyenne. On entre désormais dans une zone critique, où chaque jour sans pluie peut entraîner des pertes irréversibles du potentiel de production », a déploré Christian Vanier, directeur adjoint de FranceAgriMer, responsable de l'animation des filières.

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A.Du.