Dans des « lettres de cadrage » adressées à l'ensemble des ministères, le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, a confirmé que les créations d'emplois annoncées dans l'enseignement, la police, la gendarmerie et la Justice se feraient en parallèle d'une mise à la diète des autres ministères.

Objectif : ramener les déficits publics à 3 % du produit intérieur brut, contre 4,5 % attendus cette année.

Les services du Premier ministre ont ainsi chiffré les réductions d'effectifs qui leur seront demandées à 2,5 % par an, entre 2013 à 2015.

« Ces efforts porteront sur l'ensemble des ministères, y compris sur les ministères qui interviennent dans un domaine prioritaire pour leurs emplois situés en dehors de ce champ », ont-ils tranché.

La réduction des dépenses de fonctionnement des ministères sera substantielle aussi : -7 % en 2013 et -4 % en 2014 comme en 2015. « Un effort de même ampleur sera appliqué, dans cet esprit d'équité et d'efficacité, aux dépenses d'intervention », a ajouté Matignon. Des « lettres-plafond » attendues avant la fin du mois de juillet devraient préciser les crédits et effectifs alloués à chacun des ministères pour les années 2013 à 2015.

Concernant les créations de postes dans l'enseignement – engagement de campagne du président Hollande – la Snetap-FSU regrette que « les premières annonces faites ne concernent pour l'heure que le ministère de l'Education nationale : 1.000 postes pour le premier degré, 6.000 pour le second degré... » Affaire à suivre dans l'élaboration du budget de 2013.

A.Ca.