Le dépistage sérologique renforcé de la brucellose dans les élevages de brebis et de chèvres livrant du lait cru aux consommateurs ou des produits au lait cru est-il aujourd’hui encore justifié ? Non, répond l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses) dans un avis daté du 1er février 2016, en réponse à une saisine de la Direction générale de l’Alimentation (DGAL). L’Agence suspend tout de même sa réponse à une condition : que les cheptels ne soient pas à risque et que la sensibilisation des éleveurs à la déclaration des avortements soit renforcée.

Dans la situation actuelle de la France, à savoir 95 départements officiellement indemnes de la maladie, les experts concluent que « la production de lait cru n’est pas associée, en tant que telle, à un risque sanitaire particulier vis-à-vis de la brucellose animale ». Mais si « la situation d’un département devait changer, émergence ou ré-émergence de nouveaux cas de brucellose, l’utilité d’un dépistage systématique renforcé des élevages ovins et caprins retrouverait alors toute sa pertinence en termes de protection de la santé publique et de la santé animale. »

Dans sa conclusion, l’avis préconise de renforcer la sensibilisation des éleveurs à la déclaration des avortements. Les experts proposent de « soutenir et de généraliser les démarches de diagnostic différentiel des causes d’avortements en y incluant la recherche de la brucellose, en ciblant en priorité les élevages producteurs de lait cru ou de produits au lait cru ».

E.R.
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