Sortira ou sortira pas le 31 octobre 2019 ? Avec accord ou sans accord ? Beaucoup d’interrogations demeurent autour du divorce entre les Britanniques et les 27 autres États membres de l’Union européenne, en discussion depuis maintenant trois ans..

Contribution au budget européen

Si le Royaume-Uni venait à quitter l’Union européenne sans accord (Brexit dur) au 31 octobre 2019, les conséquences pour les agriculteurs britanniques pourraient être désastreuses. Le Parlement européen a décidé de prendre les devants et d’anticiper ce scénario.

Ainsi, à la condition que le Royaume-Uni continue de payer sa contribution au budget européen et qu’il accepte les contrôles nécessaires qui en découlent, les agriculteurs britanniques continueraient à toucher des aides européennes en 2020.

Il s’agit d’un plan d’urgence visant à minimiser les conséquences négatives du retrait du Royaume-Uni pour les bénéficiaires des financements européens. Les universités, les communautés locales et les étudiants Erasmus seraient aussi concernés.

Le Parlement britannique veut jouer les prolongations

Cette dernière s’appliquera-t-elle ? Difficile de le dire pour le moment. L’ambition du Premier ministre britannique, Boris Johnson, de sortir de l’Union européenne (avec ou sans accord) au 31 octobre 2019 semble plus que compromise.

Des signaux positifs étaient pourtant perceptibles le jeudi 17 octobre dernier, lorsqu’il avait finalement trouvé un accord avec les négociateurs de l’Union européenne, mais le Parlement britannique a souhaité jouer les prolongations.

Calendrier marathon

La Chambre des Communes a accepté de travailler sur le texte pour transcrire dans la loi britannique l’accord de retrait négocié par Boris Johnson avec l’Union européenne, mais refuse le calendrier marathon voulu par le Premier ministre pour tenir les délais et une sortie au 31 octobre au plus tard.

Un troisième report en vue ?

Les 27 états membres de l’Union européenne doivent désormais se prononcer sur la possibilité de reporter (pour la troisième fois) la date butoir du Brexit. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s’est montré en faveur de ce report, tout comme l’Allemagne ou encore l’Irlande qui est directement impactée par la sortie de son voisin de l’Union européenne. La France de son côté, s’est dite d’accord pour un report de quelques jours pour des questions techniques mais pas favorable à un report de longue durée.

B. Quantinet