Le 1er janvier 2021, date à laquelle le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, approche à grands pas. Les négociations peinent à trouver une issue alors que le temps est compté. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se sont entretenus le 9 décembre 2020 au soir, se donnant jusqu’à dimanche 13 décembre pour trouver un accord.

Obtenir un accord « sans droits de douane ni contingents

Les représentants des différents maillons de la chaîne alimentaire européenne (1) s’inquiètent. Ils appellent les négociateurs à conclure un accord global, « sans droits de douane ni contingents, avec une grande harmonisation des règles, y compris en matière de règles sanitaires et phytosanitaires et d’obstacles techniques au commerce ». Ils formulent cinq requêtes urgentes.

Éviter les perturbations économiques et l’insécurité de l’emploi

Dès la fin des négociations, les représentants de la chaîne alimentaire ont besoin d’éclaircissements immédiats concernant les futures règles commerciales entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, pour éviter des perturbations économiques supplémentaires et l’insécurité de l’emploi dans un secteur, qui a déjà été durement frappé par la pandémie de Covid-19.

Garantir d’une transition douce

La mise en place de mesures spécifiques pour garantir une transition douce leur apparaît indispensable, estimant qu’en cas d’absence d’accord, les entreprises agroalimentaires seraient « probablement plus durement touchées par le Brexit que les autres secteurs ». Cela pour faire face à de potentielles procédures douanières, des charges réglementaires et une augmentation des frais de transport.

Accompagner les entreprises du secteur

Les représentants des différents maillons de la chaîne alimentaire européenne demandent aussi l’organisation rapide de campagnes d’informations efficaces pour aider les entreprises à comprendre les nouvelles règles applicables et planifier leurs opérations.

Protéger les droits des travailleurs

Les revendications de la filière concernent également la protection des droits des travailleurs et l’instauration d’une aide nécessaire aux entreprises pour garantir la sécurité de l’emploi.

Poursuivre un dialogue constant

Enfin, les acteurs de la chaîne alimentaire demandent l’instauration d’un dialogue constant entre la Commission européenne et les autorités britanniques, ainsi qu’avec les partenaires sociaux et les parties prenantes, pour pouvoir réagir rapidement aux potentielles perturbations et crises qui pourraient faire surface après le 31 décembre 2020.

Bertille Quantinet

(1) FoodDrinkEurope représente le secteur de l’industrie alimentaire, le Copa et la Cogeca représentent les agriculteurs et leurs coopératives dans l’Union européenne, le CELCAA est l’association représentant le commerce de produits agroalimentaires et de base auprès des institutions et acteurs européens, l’EFFAT est la Fédération européenne des syndicats de l’alimentation, de l’agriculture et du tourisme.