La date butoir du Brexit est pour le moment toujours fixée au 29 mars. Il reste 9 jours à Theresa May pour obtenir des 27 États membres un accord pour décaler cette date au 30 juin.

Consommateurs premières victimes

L’issue incertaine du divorce inquiète le secteur agroalimentaire européen, qui sera « l’un des plus touchés par un Brexit non ordonné », selon ses représentants, Copa-Cogeca, Food Drink Europe et le Comité européen de liaison du commerce agricole et agroalimentaire. « Les chaînes d’approvisionnement du secteur sont complexes, intimement liées et intégrées. Ce sont finalement les consommateurs des deux parties qui seront directement touchés ». L’accès à certains aliments pourrait, selon eux, devenir difficile.

Clarté et sécurité aux entreprises

Si les 27 de l’UE se mettent d’accord pour prolonger de quelques semaines la date effective de sortie du Royaume-Uni, les représentants de la chaîne alimentaire estiment que cela doit permettre de « mieux se préparer au Brexit et à ses conséquences ».

Ils demandent également que les deux parties « s’accordent rapidement sur le sort de leurs futures relations, pour donner plus de clarté et de sécurité aux entreprises ».

B.Q.