La canne à sucre devrait en effet occuper une surface de 8,38 millions d’hectares, en baisse de 2,4 % par rapport à l’année dernière. La culture de canne à sucre au Brésil se fait surtout dans le sud-est et le centre-est du pays, et peu dans la région amazonienne, actuellement touchée par des incendies qui suscitent une très forte émotion internationale.

Du soja à la place de la canne

Dans l’État de São Paulo, principal producteur du pays, la canne à sucre devrait perdre 212 500 hectares. « Beaucoup de ces terres, qui étaient jusqu’à présent occupées par la canne à sucre, ont présenté une hausse expansive de la plantation de soja », précise le rapport jeudi dans un communiqué.

Les bonnes conditions climatiques ont contribué à une meilleure productivité dans les champs, qui doit atteindre 74 217 kg par hectare, contre 72 234 kg/ha l’an dernier. Malgré la hausse des stocks mondiaux de sucre et la baisse des prix sur le marché international, la production du sucre brésilien devrait augmenter de 9,5 % par rapport à 2018-2019, atteignant 31,78 millions de tonnes et se rapprochant ainsi « des niveaux atteints lors des dernières années », indique la Conab.

Moins d’éthanol

Selon les estimations de l’organisme, le Brésil devrait par ailleurs produire 30,28 milliards de litres d’éthanol à partir de la canne à sucre, en baisse de 6,4 % par rapport à la dernière saison. En prenant en compte l’éthanol provenant du maïs, la production totale devrait atteindre 31,63 milliards de litres. La Conab précise qu’il s’agit d’un « scénario de normalisation de la production d’éthanol sur le marché interne », après le niveau record atteint l’an dernier.

Le Brésil est le premier producteur et exportateur mondial de sucre et le deuxième producteur d’éthanol derrière les États-Unis, qui fabriquent ce combustible à partir du maïs.

AFP