L’Italie représente le premier débouché français des exportations de bovins vifs. La France, quant à elle, approvisionne le marché italien à plus de 95 %. Les rencontres annuelles franco-italiennes sont donc primordiales pour les deux pays.

Devant le recul du nombre de non-conformités (identification, conditions de transport…), les services vétérinaires italiens ont témoigné de leurs appréciations pour les efforts fournis par leurs homologues de la direction générale de l’alimentation en matière d’échanges d’information. Ils ont également salué l’utilisation du logiciel européen Bovex et la mise en place des vétérinaires officiels privés, à la suite de la disparition de la procédure de cocertification. Ces derniers réalisent et signent les certificats sanitaires accompagnant les lots d’animaux vifs destinés aux échanges intra-UE.

La déconsommation est plus forte en Italie

France et Italie sont confrontées à une diminution de la consommation de viande bovine. Le phénomène est plus accentué chez notre voisin transalpin. La table-ronde qui a clôturé la rencontre a permis un échange sur les leviers à activer pour freiner le phénomène. Les outils de communication mis en place par l’interprofession française lui donnent un temps d’avance. L’Italie pâtit d’un manque de stratégie sur le sujet. À l’heure actuelle, les filières italiennes n’ont ni budget, ni interprofession pour porter une contre-offensive.

V.S.
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Hausse inattendue dans les laitières

En femelles allaitantes, les cours sont reconduits. Du côté des réformes laitières, l’offre de la semaine se montre insuffisante pour satisfaire la demande, ce qui oblige les industriels à accorder quelques plus-values dans les bonnes vaches prim’holsteins, normandes et montbéliardes. Cette position inédite à cette saison reflète un marché en tension au niveau de l’offre, face à une demande soutenue en production laitière. En jeunes bovins, les besoins sur le marché intérieur comme à l’exportation restent soutenus.