« Les investisseurs sont tous arrivés vendredi matin avec, en tête, la forte probabilité que Washington et Pékin parviennent à un compromis, quel qu’il soit », souligne Michael Zuzolo, de Global Commodity Analytics. Même si les deux parties ne parviennent pas au grand accord souhaité par le président américain, l’éventualité d’un compromis incluant au moins l’engagement de Pékin à acheter plus de produits agricoles aux États-Unis semblait prévaloir parmi les observateurs au moment de la clôture des marchés agricoles. Donald Trump devait peu après rencontrer à la Maison Blanche le vice-Premier ministre chinois, Liu He.

De quoi ravir en tout cas les agriculteurs américains, en particulier les producteurs de soja, qui pâtissent depuis plus d’un an des lourdes taxes imposées par Pékin sur les importations de plusieurs produits agricoles.

Risque de gel avant la fin des moissons

Dans le même temps, les acteurs surveillaient les conditions météorologiques avec l’anticipation ce week-end de températures très fraîches et de pluie, voire de neige, dans le nord du Midwest. Cela devrait retarder encore plus les moissons de maïs et de soja et expose la production restant encore dans les champs au risque de gel.

L’envolée des prix est d’autant plus importante que les cours du maïs et du blé avaient fortement baissé jeudi à la suite d’un rapport du ministère américain de l’Agriculture. Ce document a pris les acteurs du marché par surprise avec des chiffres anticipant une production bien plus importante que celle prévue par les analystes de ces céréales.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé vendredi à 3,9775 dollars, contre 3,8025 dollars jeudi (+4,60 %).

Le boisseau de blé pour livraison en décembre, le plus actif, a fini à 5,0800 dollars, contre 4,9300 dollars la veille (+3,04 %).

Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus échangé, s’est établi à 9,3600 dollars, contre 9,2350 dollars à la précédente clôture (+1,35 %).

AFP

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« Hésitation » sur le marché du blé

Les marchés des céréales ont été marqués hier, le 8 août 2022, par une « forte hésitation », souligne Agritel. En cause : les perspectives d’augmentation des chargements au départ de la mer du Nord qui « demeurent un facteur à suivre ».